En 1912, Marcel Proust a conçu un énorme roman en deux grandes parties, presque dialectiques : « Le Temps…
En 1912, Marcel Proust a conçu un énorme roman en deux grandes parties, presque dialectiques : « Le Temps perdu » et « Le Temps retrouvé ». L’ensemble avait pour titre « Les Intermittences du cœur ». ❤️🩹❤️💔❤️🩹❤️💔… comme le montre le volume inédit publié récemment chez @editions_bouquins ✨.
Le manuscrit, colossal, est refusé par les comités de lecture des éditions @editionsgrasset , Fasquelle et par @la_nrf 😢
L’œuvre est un océan 🌊 que l’on peut toutefois traverser à son rythme 🏊🏻♀️🏊🏽🏊🏼♂️. Proust comprend donc qu’il lui faut présenter aux éditeurs et au public de plus petits volumes. Il remanie son manuscrit et il en sort un 📕 plus court, quoique assez long encore, qu’il intitule tardivement « Du côté de chez Swann », et que Grasset accepte de publier, mais à compte d’auteur. 💸 Le diptyque est devenu une trilogie : l’auteur prévoit de publier ensuite « Le Côté de Guermantes » puis « Le Temps retrouvé ».
Mais en juin 1914, il apprend la mort d’Alfred Agostinelli 💔 et au mois d’août, la France décrète la mobilisation générale. La « grande guerre » poussera Marcel Proust à garder le lit, pour nourrir son œuvre et la développer de l’intérieur. 🛌
On a dit souvent que La Recherche est le récit d’une vocation. 🙌🏻 Sous le hashtag #proustcrastination je vous proposerai donc au fil du temps une sélection de passages qui racontent cette remise à plus tard. Ou comment le « temps perdu » finit par être sauvé in extremis dans un « temps retrouvé ». 🙂🙃
#marcelproust #RTP #letempsperdu #proustcrastination et une allusion au dernier livre de @cdantzig 🤓 #proustagram
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