Les cahiers de @la_nrf ont édité en 1989 ce beau volume chez @editions_gallimard : la correspondance de Jean…
Les cahiers de @la_nrf ont édité en 1989 ce beau volume chez @editions_gallimard : la correspondance de Jean Cocteau et Anna de Noailles 📔✨. Cette édition richement présentée et annotée par Claude Mignot-Ogliastri, spécialiste de la poétesse, est aussi illustrée d’un beau portrait d’elle par son ami Cocteau. Ce portrait provient du volume « Portraits souvenirs » publié chez @editionsgrasset en 1935, dont j’ai relu quelques pages pour l’occasion.
Ainsi, par exemple : (deux extraits dans les commentaires, ci-dessous) 📝
Mais revenons à la correspondance, et au petit monde de Proust 🤵🏻♂️ (qui fut le grand monde parisien d’une certaine époque) : introduit par Reynaldo Hahn 🎹 chez Madeleine Lemaire 🎨 (on se souvient que Proust publie en 1896 « Les Plaisirs et les jours » qui contient ses propres textes, quelques partitions du premier et dessins de la seconde), Cocteau fréquente aussi le salon de Mme Straus (Genevière Halévy, l’un des modèles d’Oriane de Guermantes) chez qui il se lie en mars 1910 avec Marcel Proust, confident et admirateur dithyrambique d’Anna de Noailles, qu’il a connue adolescente en 1893. 👧🏻👦🏻
On croise dans ces quelques 150 pages un bel aréopage du personnel proustien : les frères Bibesco, Marie Scheikévitch, Jean-Louis Vaudoyer (l’ami qui conseille à Proust de retourner voir les Vermeer), Barrès, Péguy… et Cocteau fait même en 1928 un séjour dans la clinique Sollier 🏩 (où Proust fit un séjour après la mort de sa mère, et qu’il évoque dans « Le Temps retrouvé »), tous frais payés par… Gabrielle Chanel. 👜
Dans la même collection, de nombreux titres renvoient aux « grandes heures » de @nrf.larevue et comme vous l’avez bien compris, tous les chemins mènent du côté de chez Proust. 🫶🏻
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Et plus bas, au sujet d’Anna de Noailles : « On la croyait une fausse malade. On traitait Marcel Proust de faux malade. 🤒🛌 Dire : « Je suis mort, je suis morte », au lieu de dire : « Je suis fatigué, je suis fatiguée », c’est de l’imagination. Les poètes, malades imaginaires. Et ils meurent. Quelle surprise ! Quelle inconvenance !
(…) Elle est morte celle dont Barrès disait : « C’est le point le plus sensible de l’univers ».
— Jean Cocteau, « Portraits souvenirs », @editionsgrasset 1935