Vous souvenez-vous du « brusque revirement vers Albertine » ?
Vous souvenez-vous du « brusque revirement vers Albertine » ? Il intervient précisément à Balbec ⛱️, dans Sodome et Gomorrhe, II, 4.
Alors que le narrateur a promis à sa mère de faire cesser sa relation avec Albertine, celle-ci lui révèle par hasard ce qu’il n’aurait jamais imaginé, et qui va réveiller sa jalousie : elle a fréquenté dans ses plus jeunes années Mlle Vinteuil et son amie, lesbiennes notoires, dont il avait observé les ébats à Montjouvain 🪟🛋️ dans le premier volume. Ainsi :
🖋️ « C’est sans doute quelque chose comme ce que je venais d’apprendre, c’était quelque chose comme l’amitié d’Albertine et Mlle Vinteuil, quelque chose que mon esprit n’aurait su inventer, mais que j’appréhendais obscurément quand je m’inquiétais tant en voyant Albertine auprès d’Andrée. C’est souvent seulement par manque d’esprit créateur qu’on ne va pas assez loin dans la souffrance. Et la réalité la plus terrible donne en même temps que la souffrance la joie d’une belle découverte, parce qu’elle ne fait que donner une forme neuve et claire à ce que nous remâchions depuis longtemps sans nous en douter. »
La vérité est découverte, mais elle était déjà devant lui, et ses soupçons inquisiteurs 🔍 tendaient depuis longtemps à la mettre à jour, en vain.
Le narrateur s’estime personnellement trahi par cet aveu d’Albertine 💔, qui concerne pourtant une vie antérieure à leur relation. Et le moment où la pointe le touche 📌 est ici évoqué comme une souffrance mêlée de joie.
Connaissez-vous d’autres revirements soudains de sentiments chez des personnages de roman ? 📚 Si oui, racontez-nous dans les commentaires ! 📝
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