À l’été 1891, Marcel Proust est à Trouville ⛱️ et croise le peintre Jacques-Émile Blanche.
À l’été 1891, Marcel Proust est à Trouville ⛱️ et croise le peintre Jacques-Émile Blanche. Blanche est un homme de goût, peintre essentiellement mondain, protégé de Robert de Montesquiou. Les deux hommes s’estiment. 🫶🏻
Blanche, de dix ans l’aîné de Proust, est passé par le lycée Condorcet à Paris, où Mallarmé a été son professeur d’Anglais. Il fréquente Henri Bergson, André Gide. Son père, comme celui de Proust, est un éminent médecin 👨🏻⚕️ qui meurt en 1893. Adrien Proust mourra dix ans plus tard.
Blanche fréquente le salon de Mme Straus, aka Genevieve Halévy aka veuve Bizet 🎻. La grande amie de Proust et l’une de ses plus intimes confidentes.
Tous ces points communs destinaient sans doute Jacques-Émile Blanche à peindre un jour le tableau qu’on appelle affectueusement « la Joconde des proustiens » ✨✨, c’est-à-dire le célèbre portrait de Marcel Proust conservé aujourd’hui @museeorsay .
En 1891, Blanche réalise un croquis ✏️ du portrait de Proust, qu’il peindra l’année suivante. Proust n’est encore qu’un jeune mondain, pas vraiment un homme de lettres. Il a vingt ans, il n’a pas encore publié son premier livre, il n’a pas encore entamé l’écriture de son premier roman.
Et pourtant, Blanche parvient à figer l’image de Proust tel qu’on imagine le narrateur de « la Recherche » 🤵🏻♂️ : regard perçant (voire persan), visage adolescent, élégance « fin de siècle ».
💡 Connaissiez-vous ce croquis ?
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