L’hagiographie proustienne 🙌🏻 a injustement distribué un rôle un peu ingrat à Bernard Grasset 📗, premier…
L’hagiographie proustienne 🙌🏻 a injustement distribué un rôle un peu ingrat à Bernard Grasset 📗, premier éditeur de « Du Côté de chez Swann », le premier volume de « la Recherche » publié à compte d’auteur le 14 novembre 1913.
Dès janvier 1914, Jacques Rivière et toute @la_nrf derrière lui vont tenter de rattraper leur erreur : avoir laissé filer Proust 🕰️. Rivière et Gaston Gallimard parviennent à le reprendre à @editionsgrasset autour de 1916. À partir de juin 1919, des extraits inédits de « la Recherche » paraissent dans @nrf.larevue 🗞️ et les @editions_gallimard publient trois volumes : les « Jeunes filles » 🌺, la réimpresion de « Swann » 🏠 ainsi que les « Pastiches et Mélanges » 📓.
Quelles ont été les deux erreurs de Grasset ?
☝🏻 En 1913, la même que celle de Gallimard : celle de ne pas lire l’œuvre attentivement. Proust la publie chez @editionsgrasset parce que Grasset l’autorise à publier à compte d’auteur, ce que @editions_gallimard ne permet pas. 🤷🏻♂️
✌🏻 En 1916, être mobilisé et ne pas pouvoir assurer à Proust la poursuite de la publication de son œuvre. 🙅🏻♂️
Et puis, dès la naissance de la NRF en 1908 (les éditions Grasset naissent la même année), Proust préférait la NRF à tout autre éditeur. C’était à l’époque le choix des artistes. 📝✍🏻
Ironie du collectionneur : les volumes originaux de « Swann » chez Grasset valent aujourd’hui une fortune. ✨
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