Quelques mots à propos de Swann, Legrandin, Bloch et le narrateur
Quelques mots à propos de Swann, Legrandin, Bloch et le narrateur :
Legrandin est un snob 🤵🏼♂️ qui prétend être antisnob. Il affirme que le snobisme est le « seul pêché sans rémission », mais à la sortie de l’église de Combray, le narrateur et ses parents le surprennent en plein reniement de ses principes et découvrent « la possibilité d’un Legrandin tout différent ». 🙃
Swann est un esthète 🖼️, mais s’il est apprécié des Guermantes et de tout le « beau monde » parisien, il n’est pas animé par l’idée d’une hiérarchie sociale. D’ailleurs il se marie à une cocotte.
Swann est le précurseur du narrateur, son Jean-Baptiste en quelque sorte ☝🏻. S’ils peuvent donner l’impression de courir les salons pendant un temps, c’est un malentendu : ils reviennent bien vite des illusions du monde et sont là en réalité par amour pour une personne 💔❤️🩹, pas pour essayer de s’élever socialement.
L’antithèse de Swann est Legrandin. L’antithèse du narrateur est son ami Bloch. 👦🏻👦🏻
Swann, en réalité, est un modeste. Quelqu’un qui s’efface, à qui le narrateur reprochera justement cet effacement. Il n’écrira jamais son étude sur Vermeer ✍🏻 et n’entendra jamais l’œuvre entière de Vinteuil 🎻 : Proust se sert de Swann pour dénoncer l’attitude des esthètes, des savants stériles.
Il a une vraie noblesse d’âme et de cœur 🫶🏻, et l’esprit vif, ce qui en fait un alter ego de Charlus ou d’Oriane. Mais il ne fait étalage d’aucun statut et d’ailleurs, à Combray, toute la famille du narrateur est convaincue qu’il n’est que leur voisin 🏡, et certainement pas un proche ami du Prince de Galles.
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