D’un mort, l’autre…
D’un mort, l’autre… ⚰️🪦👻
Je poursuis ma lecture de « Fantômes et vivants », le 1er volume de ses Mémoires, publié par Léon Daudet en 1914, à la veille de la guerre. 💥💥💥
Dans le chapitre III, il évoque la mort de Victor Hugo, le 22 mai 1885, et le bal de têtes autour du lit mortuaire. L’extrait m’a fait me souvenir de la mort de la tante Léonie 🛌 dans la Recherche, la mort étant une de ces occasions au cours desquelles chacun revêt un masque 🎭, qui ne tient pas en place bien longtemps :
« Pendant une heure environ, ces disciples demeurèrent prostrés et muets. Dès l’heure suivante, ils commencèrent à bavarder. En effet, quand on ne prie pas, quand on pense que tout est fini avec le souffle et le dernier battement du cœur, il est malaisé de se tourner les pouces en silence autour d’une telle aventure. La mort sans l’Église est sans grandeur. Elle a l’air un peu d’une formalité administrative, d’une opération d’arithmétique physiologique, d’une soustraction charnelle : Un tel y était. Il n’y est plus. Ça fait moins un. À qui le tour ? » ⏳⌛️
En illustrations ci-dessus 📷🎞️, portraits funèbres de Victor Hugo (83 ans) au printemps 1885 puis de Marcel Proust (51 ans) à l’automne 1922.

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