Beg-Meil, fin de l’été 1895 🌅 : Marcel Proust est en Bretagne en compagnie de Reynaldo Hahn 🎼.
Beg-Meil, fin de l’été 1895 🌅 : Marcel Proust est en Bretagne en compagnie de Reynaldo Hahn 🎼. C’est là, un an avant de publier le recueil « Les Plaisirs et les jours » chez @calmann.levy et avant de découvrir les ouvrages de John Ruskin (dont il publiera deux traductions en 1903 et 1906), qu’il entame l’écriture de son premier roman. 🖋️
Il l’abandonnera autour de 1899, et le manuscrit restera inachevé 🤷🏻♂️. Redécouvert et publié chez @editions_gallimard en 1952 📚 par Bernard de Fallois, grâce à André Maurois et Suzy Mante-Proust (nièce de l’auteur), « Jean Santeuil » (le titre n’est pas de Proust) paraîtra ensuite en Pléiade en 1971, sous la direction de Pierre Clarac et Yves Sandre. ✨
Enfin, le texte réapparaît en 2001 dans la collection @quarto_livres toujours chez @editions_gallimard : il y est agrémenté d’une préface et de quelques aménagements opérés par l’incontournable Jean-Yves Tadié. 🙌🏻
En effet, comme le dit @thierrylaget dans un article dont j’ai égaré la source précise, la première phrase de la Recherche, « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. » signifie que pendant longtemps, l’auteur s’est couché sans s’être consacré à son œuvre. Car son œuvre, qu’il compare souvent aux contes de Shéhérazade, réclame d’être écrite la nuit, à contretemps du monde.
L’écriture, c’est la nuit. Écrire, pour Proust, c’est aller vers sa nuit. 🌌🌙🖋️
— Marcel Proust, « Jean Santeuil », @quarto_livres 2001, p. 73