Dans « La Naissance du jour » 🌅, Colette fait un parallèle entre elle à 55 ans qui vit à « la Treille muscate…
Dans « La Naissance du jour » 🌅, Colette fait un parallèle entre elle à 55 ans qui vit à « la Treille muscate » près de St-Tropez et sa mère Sido après la mort du Capitaine. Le point commun étant qu’elles se refusent à un homme 💔 qui pourrait les aimer et que, ce faisant, Colette sous-entend qu’elles se refusent à un dernier amour.
Le récit est ponctué de loin en loin d’extraits de lettres de Sido à sa fille 💌, dont on sait que Colette a réécrit à sa manière des passages entiers, pour lui faire dire ce qu’elle veut, comme elle veut. Ainsi, la fille réinvente la mère et façonne un personnage de fiction.
L’ouvrage contient aussi, passages au présent dans un récit au passé, des annotations qui renvoient à sa propre écriture 📔. Colette est, en 1928, à la recherche d’un « alphabet nouveau ». On pense à la « conversation avec Maman » et à la réflexion théorique sur la littérature à partir de laquelle Proust a conçu, vingt ans plus tôt, son projet initial des « Intermittences du cœur » : temps perdu, temps retrouvé.
🖋️ « Pourquoi suspendre la course de ma main sur ce papier qui recueille, depuis tant d’années, ce que je sais de moi, ce que j’essaie d’en cacher, ce que j’invente et ce que j’en devine ? »
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