Colette en 1910 🤵🏻♀️ a réussi à quitter son premier mari Willy : « Huit ans de mariage, trois ans de…
Colette en 1910 🤵🏻♀️ a réussi à quitter son premier mari Willy : « Huit ans de mariage, trois ans de séparation : voilà qui remplit le tiers de mon existence. ». Elle s’est lancée dans une carrière de danse et de pantomime et promène de cabaret en théâtre, de théâtre en casino, les dons qu’on lui accorde. 💃🏻
Ce n’est probablement pas très honorable, durant la soi-disante Belle-Époque, d’être une femme divorcée, une trentenaire sans enfant, qui voile ou dévoile son corps sur les tréteaux 🎭. Et Colette en est très consciente :
🖋️ « Mais moi, que voulez-vous que je fasse ? De la couture, de la dactylographie, ou le trottoir ? Le music-hall, c’est le métier de ceux qui n’en ont appris aucun. » 🤷🏻♀️
Certes, elle est l’autrice de la série très populaire des « Claudine » 📚, mais c’est le nom de Willy qui est sur la couverture. Et Colette avant « La Vagabonde » n’est pas encore pleinement reconnue pour ses dons littéraires. Elle a commencé à écrire des chroniques 🗞️, des textes courts pour son propre compte : elle les a regroupés en 1908 dans le recueil « Les Vrilles de la vigne ». Mais « La Vagabonde » est autre chose : un roman et un journal de bord 📝, une réflexion sur soi, sur la condition d’artiste, sur la condition de femme, sur l’amour aussi, y compris au travers de lettres échangées entre le double fictif de Colette, Renée Néré, et un certain Max Dufferein-Chautel. 💔
En 1906, ayant entamé une relation intime avec Missy (Mathilde de Morny), Colette quitte le domicile conjugal et entame une carrière théâtrale. Mais en 1910, malgré sa détestation évidente pour son premier mari, elle publie « La Vagabonde »… sous le nom de « Colette Willy » ✍🏻.
À l’été 1907, Marcel Proust, parfait contemporain de Colette (ils appartiennent, avec Gide, Valéry, Léautaud et Claudel, à cette « génération de 1870 »), entame l’écriture de ce qui deviendra « À la recherche du temps perdu ». 🕰️
Comme « La Fugitive », « La Vagabonde » est l’histoire d’une déprise ⛓️💥. Mais c’est aussi le témoignage inédit d’une vie peu commune : la vie d’artiste dans les années 1900.
🗳️ Et vous, avez-vous déjà lu Colette ?
Et j aime aussi Chéri et La fin de Cheri, et la Seconde et la Chatte...ah j'allais oublier Julie de Carneilhan et sa mélancolie joyeuse